DRaaS : qu'est-ce que la reprise après sinistre en tant que service ?
Panne, rançongiciel, incendie : le DRaaS remet votre infrastructure en marche en quelques minutes plutôt qu'en quelques jours. Explication simple, sans jargon.
Une question simple mérite d’être posée à toute entreprise : si votre salle de serveurs disparaissait demain matin, combien de temps pour repartir ? Pour beaucoup, la réponse honnête se compte en jours. Le DRaaS (Disaster Recovery as a Service) transforme ces jours en minutes.
Le DRaaS, en clair
Le DRaaS, ou reprise après sinistre en tant que service, consiste à répliquer en continu vos serveurs vers un second centre de données. En cas de sinistre — panne matérielle, rançongiciel, incendie, erreur humaine — vous basculez sur cette copie et reprenez l’activité rapidement, pendant que le site principal est réparé.
C’est la version infogérée du plan de reprise : au lieu de bâtir et maintenir vous-même une infrastructure de secours, vous vous appuyez sur un fournisseur qui la gère pour vous.
Deux chiffres qui résument tout : RPO et RTO
La reprise après sinistre se mesure avec deux indicateurs :
- RPO (Recovery Point Objective) : combien de données pouvez-vous vous permettre de perdre ? Une réplication continue vise un RPO de quelques minutes.
- RTO (Recovery Time Objective) : combien de temps pour être de nouveau opérationnel ? Un bon DRaaS vise un RTO de quelques minutes à quelques heures, pas de plusieurs jours.
Plus le RPO et le RTO sont bas, plus votre entreprise résiste à un sinistre.
DRaaS, sauvegarde : quelle différence ?
On les confond souvent, mais ils sont complémentaires :
| Sauvegarde | DRaaS | |
|---|---|---|
| But | Récupérer des données | Reprendre l’activité |
| Vitesse de reprise | Heures à jours | Minutes à heures |
| Ce qui est protégé | Fichiers, VM | L’infrastructure complète, prête à démarrer |
Une sauvegarde immuable vous permet de récupérer ; le DRaaS vous permet de continuer à travailler. Les deux ensemble forment une vraie stratégie de résilience.
À qui s’adresse le DRaaS ?
Le DRaaS devient essentiel dès que l’arrêt coûte cher :
- entreprises dont l’activité dépend d’applications toujours disponibles ;
- secteurs réglementés qui doivent démontrer un plan de continuité ;
- organisations visées par les rançongiciels (c’est-à-dire toutes) ;
- PME sans le temps ni l’équipe pour bâtir un second site elles-mêmes.
L’atout d’un DRaaS souverain
Répliquer ses données ailleurs soulève une question : où ? Chez un fournisseur souverain comme Rēzau, la réplication se fait entre des centres de données au Québec et en Ontario, hors de portée du Cloud Act américain et conforme à la Loi 25. Vous gagnez en résilience sans sacrifier la souveraineté de vos données — ni payer de frais de sortie.
C’est particulièrement pertinent si vous repensez déjà votre infrastructure, par exemple dans le cadre d’une sortie de VMware.
Questions fréquentes
Quelle différence entre DRaaS et sauvegarde ? La sauvegarde récupère des données ; le DRaaS redémarre l’infrastructure. Ils sont complémentaires.
En combien de temps peut-on repartir ? Avec une réplication continue, la reprise se compte en minutes à quelques heures selon l’architecture, contre plusieurs jours sans plan.
Le DRaaS protège-t-il des rançongiciels ? Combiné à des sauvegardes immuables, oui : vous pouvez revenir à un point sain avant l’attaque et reprendre l’activité.
Quel est votre plan si tout s’arrête demain ? Découvrez notre offre de reprise après sinistre (DRaaS), ou créez votre compte pour en discuter et obtenir un prix.