Sortie de VMware : le guide de migration vers Proxmox après Broadcom

Hausses de prix, bundles imposés, incertitude : pourquoi quitter VMware après le rachat par Broadcom, et comment migrer vers Proxmox sans interruption — expliqué simplement.

Depuis le rachat de VMware par Broadcom fin 2023, un même scénario se répète dans les salles de serveurs : la facture de renouvellement arrive, elle a doublé ou triplé, les licences perpétuelles ont disparu au profit d’abonnements par cœur, et les produits que vous utilisiez sont désormais vendus dans des bundles imposés. Beaucoup d’entreprises se posent enfin la question qu’elles repoussaient : et si on sortait de VMware ?

La bonne nouvelle : l’alternative existe, elle est mature, et la migration est plus simple qu’on ne le craint. Voici comment aborder une sortie de VMware vers Proxmox VE — sereinement.

Pourquoi tant d’entreprises quittent VMware

Le problème n’est pas technique : vSphere reste un excellent hyperviseur. Le problème est commercial et stratégique.

  • Explosion des coûts. Le passage à un modèle d’abonnement par cœur, combiné à la fin des licences perpétuelles, fait grimper la facture de 2 à 5 fois pour la plupart des PME.
  • Bundles imposés. Vous vouliez juste vSphere ? Il faut désormais souvent acheter une suite complète, dont vous n’utiliserez qu’une fraction.
  • Perte de contrôle. Renouvellements imprévisibles, conditions qui changent, incertitude sur la feuille de route. Difficile de planifier un budget IT à trois ans dans ces conditions.

Résultat : ce qui était un standard confortable est devenu un risque financier. D’où l’intérêt soudain pour les alternatives.

Proxmox VE : l’alternative sérieuse

Proxmox VE est une plateforme de virtualisation open source basée sur le noyau Linux (KVM pour les machines virtuelles, LXC pour les conteneurs). Ce n’est pas un projet de garage : c’est une solution utilisée en production par des hébergeurs, des universités et des entreprises partout dans le monde.

Ce qu’elle offre, sans licence par cœur :

  • Haute disponibilité (bascule automatique des VM en cas de panne d’un nœud) ;
  • Migration à chaud des machines virtuelles entre nœuds, sans interruption ;
  • Stockage distribué intégré (Ceph) ou sur SAN/NFS, comme vous préférez ;
  • Sauvegarde native via Proxmox Backup Server (déduplication, sauvegardes immuables) ;
  • Interface web centralisée pour tout gérer.

Sur ce dernier point, une question revient souvent : « et l’équivalent de vCenter ? » La console web de Proxmox gère nativement tout un cluster depuis un seul écran — création, clonage, migration, snapshots, droits d’accès. Pas de serveur de gestion séparé à licencier : la gestion centralisée est incluse.

Côté maturité, les retours d’expérience parlent d’eux-mêmes : des fournisseurs ont migré plus de 1 000 machines virtuelles de vSphere vers Proxmox en production, avec moins d’une minute d’interruption par VM.

VMware vs Proxmox : le vrai comparatif

VMware (post-Broadcom)Proxmox VE
LicenceAbonnement par cœur, bundlesOpen source, support optionnel
CoûtEn forte hausseÉconomies de 70 à 90 % sur les licences
Haute dispo / migration à chaudOuiOui
SauvegardeAdd-onProxmox Backup Server inclus
Contrôle / feuille de routeDépend de BroadcomOuvert, prévisible

Proxmox ne coche pas toutes les cases exotiques de la suite VMware complète — mais pour la très grande majorité des charges de travail d’entreprise, il fait le travail, à une fraction du coût.

Comment migrer sans interruption

Une sortie de VMware réussie tient en quatre étapes :

  1. Auditer l’existant. Inventaire des VM, des dépendances, du stockage, des besoins de disponibilité. C’est l’étape qui évite les mauvaises surprises.
  2. Choisir la cible. Sur site, chez un hébergeur souverain, ou en cloud privé infogéré : selon vos contraintes de conformité et de budget.
  3. Migrer les machines virtuelles. Proxmox importe directement les disques VMware ; la migration se fait VM par VM, en dehors des heures de pointe, avec un temps d’arrêt minimal (souvent moins d’une minute par VM).
  4. Valider et sécuriser. Tests de démarrage, mise en place de la sauvegarde immuable et d’un plan de reprise.

Le piège le plus courant n’est pas la technique : c’est de vouloir tout faire en interne, en même temps que le quotidien. D’où l’intérêt d’un accompagnement.

Sortir de VMware, sans se réoutiller tout seul

Migrer un parc de virtualisation demande une expertise que peu d’équipes internes ont le temps de développer. C’est précisément le rôle d’un partenaire : chez Rēzau, nous opérons Proxmox et VMware au quotidien, ce qui nous permet de vous faire migrer à votre rythme — vous pouvez même rester temporairement sur VMware pendant la transition.

Deux avantages propres au Québec s’ajoutent au passage :

  • Souveraineté. Vos données restent hébergées au Québec et en Ontario, hors de portée du Cloud Act américain, conformément à la Loi 25.
  • Zéro frais de sortie. Contrairement aux hyperscalers, aucun frais d’egress : vos données entrent et sortent sans surcoût.

Questions fréquentes

Proxmox est-il vraiment prêt pour la production ? Oui. Il est utilisé en production par des hébergeurs et des entreprises depuis des années, avec haute disponibilité, migration à chaud et sauvegarde intégrée.

Peut-on migrer sans tout arrêter ? Oui. La migration se fait machine par machine, en dehors des heures critiques. Le temps d’arrêt par VM est généralement inférieur à une minute.

Faut-il tout basculer d’un coup ? Non. Une approche progressive (cohabitation VMware / Proxmox pendant la transition) est non seulement possible, mais recommandée.

Combien peut-on économiser ? Sur les licences, les économies vont couramment de 70 à 90 % par rapport à un renouvellement VMware post-Broadcom.


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